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2005-10-30 16:00
review/Nintendo DS

GoldenEye : Au Service du Mal




GoldenEye : Au Service du Mal est le premier FPS (First Person Shooter) à sortir sur Nintendo DS, si l’on excepte bien sûr la version démonstration de Metroïd Prime : Hunters, distribuée au lancement de la console. Ce titre se retrouve donc dans une position délicate, partagé entre une certaine attente des joueurs (impatients de voir ce que peut donner en terme de réalisation et surtout de gameplay un FPS sur DS) et également la méfiance en terme de qualité qu’inspire ce titre. Car il s’agit bien là d’un simple portage, qui plus est, tronqué, du même jeu sortit l’été dernier sur les différentes consoles de salon à savoir Playstation 2, Game Cube et Xbox.






Mon nom n’est pas Bond...
Il faut tout d’abord bien comprendre que cet épisode n’est pas la suite du fameux GoldenEye qui a fait les heures de gloire de la Nintendo 64, il y a déjà sept ans de ça. Electronic Arts a en effet voulu surfer sur la reconnaissance, justifiée, que s’est fait ce titre dans le monde vidéoludique très exigeant du FPS. À l’époque, GoldenEye permettait au joueur différentes approches, tout en force ou subtile, et possédait surtout un gameplay varié avec des situations généralement magnifiées par une mise en scène digne de son homologue cinématographique. Point de James Bond ici, GoldenEye : Au Service du Mal n’est pas non plus un spin-off ; ce titre puise simplement dans l’univers de la célèbre saga du film d’action-espionnage, en prenant comme concept de base le mélange improbable des adversaires les plus emblématiques qu’elle a vu naître : Dr No, Goldfinger, Pussy Galore ou encore Xenia Onatopp.

GoldenEye : Au Service du Mal met le joueur dans la peau d’un agent exclu du MI6, l’agence britannique des services secrets, pour faute professionnelle. Mais cet agent ne restera pas longtemps sur la touche ; désormais sous l’égide de votre nouveau patron, Goldfinger, l’objectif est clair : éliminer Dr No, votre ennemi commun, à qui vous devez votre déchéance. Vous êtes au service du mal donc, mais avez-vous pour autant totalement vendu votre âme au diable ?





Ce scénario compose la trame principale du mode Campagne. Avec seulement six missions, chacune tout de même subdivisée en différents objectifs, le jeu en solo est très court et sans surprise. Désamorcer une bombe, éliminer une cible, détruire une installation, ou simplement infiltrer une base et en sortir vivant, malheureusement ce titre ne propose rien qui n’ait jamais été vu avant. L’ensemble est donc classique et la mise en scène, reléguée au strict minimum, se contente d’un court briefing et de cinématiques, réalisées avec le moteur du jeu, qui relient scénaristiquement les missions entre elles.

Techniquement difficilement comparable, car pour l’instant unique sur DS, GoldenEye : Au Service du Mal ne s’en sort pas si mal que ça. Les graphismes, bien que pixellisés et ternes, restent tout de même lisibles. La modélisation des ennemis est grossière, mais les décors se révèlent variés malgré leur manque flagrant d’originalité : cavernes, laboratoires, entrepôts, bases secrètes... Quelques décors à ciel ouvert permettent heureusement de respirer un peu. Mais esthétiquement le tout reste cubique, peu détaillé et sans aucun effet pouvant flatter un tant soit peu la rétine fatiguée du joueur. Heureusement, les déplacements restent dans l’ensemble fluides. Rien d’inoubliable par contre en ce qui concerne les bruitages, basiques. De plus, la musique, peu engageante, ne correspondant pas du tout à l’ambiance que l’on peut attendre même d’un ersatz de James Bond. En plus de quelques bogues présents dans le jeu (corps qui traversent les murs, par exemple), ce titre nous impose des temps de chargement longs et fréquents, un comble pour un jeu sur cartouche !






De l’action sinon rien
Peu intéressantes et linéaires, les missions ont au moins le mérite de proposer une action soutenue. Grenade dans la main gauche et mitraillette dans celle de droite, GoldenEye : Au Service du Mal se limite en fait à un plaisir primal de shoot pur et dur. Vu que le soft nous offre peu de subtilité, de profondeur, d’implication et de challenge, autant par conséquent le prendre comme un jeu d’action basique à souhait, mais relativement efficace. Cette idée est en plus confortée par l’IA des ennemis. Cette dernière n’est pas mauvaise : elle est tout simplement inexistante. Leurs mouvements sont « scriptés » à outrance et laissent parfois dubitatif. Debout ou accroupis derrière une caisse, de gauche à droite le long d’un couloir, ou simplement courant vers vous sans même se mettre à couvert de vos balles, certains ennemis vont même jusqu’à se tuer entre eux.

Le panel d’armes disponibles est, par contre, assez étendu. Allant des armes de poing légères, aux fusils sniper et diverses armes d’assauts nécessitant vos deux mains, en passant par des lasers, GoldenEye : Au Service du Mal donne au joueur l’occasion de concevoir des offensives qui lui conviennent. En oubliant le système de prise d’otage mal exploitée, car peu utile, un des points forts du jeu reste le fait de pouvoir utiliser une arme différente dans chaque main. Au fil des niveaux, quelques interactions avec le décor sont également disséminées, aidant à éliminer vos adversaires. L’idée est bonne, mais comme il est parfois difficile d’appréhender sa position au sein de l’espace, il n’est pas rare de mourir par le piège que l’on vient de déclencher soi-même. Rageant ! Une autre phase de jeu, un peu plus originale, impose au joueur un petit jeu de mémoire qui consiste à reproduire les séquences de couleurs dans le bon ordre en tapant sur l’écran tactile, et ce, dans le but de décoder le système d’ouverture de certaines portes.

Quelques bonnes idées qui sortent du lot donc, comme également la prise en compte de votre perfidie pour le score, mais une fois le mode solo bouclé, on se rend vite compte que GoldenEye : Au Service du Mal, semble en réalité privilégier le jeu en multijoueurs. De nombreux modes sont disponibles, donnant la possibilité à 8 joueurs avec une seule cartouche de se défier. Arène, guerre des camps, domination... Tout cela reste classique, mais efficace. Pour ravir un peu plus les fans, d’autres avatars représentant les ennemis célèbres de 007 pourront être débloqués, ainsi que de nouvelles armes (par exemple le fameux pistolet d’or) et des décors supplémentaires.






Les mains pleines

Mais qu’en est-il des avantages intrinsèques à la Nintendo DS ?

Tout d’abord, les deux écrans se partagent bien les rôles. Celui du haut accueille la vue subjective caractéristique du FPS, laissant donc un écran entier pour ce qui est du déroulement de l’action sans qu’il soit parasité par l’interface. L’écran inférieur est réservé, entre autres, à ce dernier : présentant votre état de blindage et de santé, ainsi que les armes en cours d’utilisation et leur niveau de munitions, l’écran du bas propose aussi l’accès aux différents pouvoirs conférés par le GoldenEye.

Ici point de gadgets « James Bondiens » donc, mais une jauge qui permet d’utiliser ces divers pouvoirs par simple pression de l’icône correspondante sur l’écran tactile. Ainsi l’IRM permet de repérer les ennemis à travers les murs, le piratage électro-magnétique provoque des interférences avec les armes et les appareils électroniques, un bouclier de polarité vous gratifie d’une protection optimale et permet également de lancer une charge au corps à corps, et enfin un champ d’induction magnétique peut être utilisé comme arme pour également projeter les adversaires.





Mais c’est surtout le système de visée qui importe ici. En effet, écran tactile oblige, le joueur aura la possibilité de choisir deux types maniements différents : soit au pouce avec la dragonne, soit au stylet. Les deux solutions s’avèrent en fait assez précises, ceci évidemment après un peu de pratique. La méthode au stylet est peut-être un peu plus précise, mais moins confortable, car elle oblige à poser la console contre son genou ou autre. La méthode à la dragonne réclame plus d’entraînement, mais une fois maîtrisée s’avère plus pratique. Votre pouce, droit ou gauche selon votre convenance, armé de la dragonne permet de déplacer la cible, et gérer l’interface pour ainsi ramasser les armes laissées par les ennemis morts ou encore activer les fonctions spéciales du GoldenEye. Votre autre main dirige alors le personnage à l’aide des boutons A, B, X, Y, et vos deux index martèleront les boutons L et R pour tirer avec les armes. Rajoutez en plus le bouton Select pour les interactions avec les éléments du décor et les flèches directionnelles pour, par exemple, s’accroupir. Cela paraît ingérable, mais se révèle en fin de compte jouable et suffisamment précis.


Toa


GoldenEye : Au Service du Mal sur Nintendo DS de type FPS édité par Electronic Arts. Pour 1 à 8 joueurs. Prix : 40 €. Note : 2 sur 5







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