Comment nous avons perdu 230 euros chez CJ Affiliate (Conversant)

vers Virus Info

Play-Asia.com - Jeux 3DS

logo du site
[accueil]  [chercher]


2005-10-30 19:31
review/PSP

Metal Gear Acid





Metal Gear Ac!d est un jeu difficile à classer. Est-ce un jeu d’action ? D’infiltration ? De stratégie ? De cartes ? Ou n’est-ce pas tout simplement un jeu hybride, mixant habilement tous ces ingrédients ? Malgré un changement radical d’orientation, ce titre n’est pas un spin-off, mais bien un nouveau point de départ au sein de la désormais célèbre saga Metal Gear. Car, même s’il n’est pas l’œuvre d’Hideo Kojima, Metal Gear Ac!d, s’inclue totalement dans la trame des épisodes sortis précédemment sur consoles de salon.


2016. Un avion qui transporte le sénateur Hach, probable futur président des États-Unis, ainsi que de nombreux passagers, vient d’être détourné après une attaque au gaz paralysant. La revendication de l’auteur de cet acte est simple : un mystérieux projet, nommé Pythagoras, doit lui être remis immédiatement. Parallèlement à cet événement, l’agent Solid Snake est envoyé par la CIA sur l’île de Lobito pour enquêter sur un groupuscule terroriste dirigé par Leone. Action, conspiration, et révélations, le tout servi dans un univers cohérent, pas d’inquiétudes à avoir, tous les ingrédients d’un Metal Gear sont encore une fois bien présents.





Metal Gear Ac!d se passe donc, du point de vue du scénario, presque dix ans après les événements relatés dans Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty. En dehors de Snake, les protagonistes sont inédits et restent, dans la veine de la série, tous très travaillés, complexes et intrigants. Roger Mc Coy prend maintenant la place du grand chef avec qui Snake communiquera lors de nombreuses et longues séquences de dialogues par le codec. Une nouvelle alliée, du nom d’Alice Hazel, sera également à ses côtés. Médium d’origine anglaise, elle aidera Snake, malgré leur opaque relation conflictuelle. Enfin, outre l’identité des boss qu’il ne vaut mieux pas dévoiler (gare au spoiler), il ne faut pas oublier Teliko Friedman, membre des Forces Spéciales HRT, qui partage la tête d’affiche de cet épisode.





Les graphismes à l’ambiance froide et métallique, ne surprendront pas les habitués de la série. Point de réelle originalité en ce qui concerne les décors donc, entrepôts, forêt, laboratoires... La modélisation des différents protagonistes est par contre convaincante, même s’il n’y a évidemment pas d’animations faciales, ce qui rend les phases de dialogues malheureusement assez fades. Pour pallier à ça, des artworks apparaissent à chaque intervention des personnages principaux, amenant ainsi un peu de vie dans ce tableau figé. Ces artworks, en plus d’être magnifiques, renforcent grandement le charisme des personnages. Un regret cependant, concernant le décalage esthétique entre ces derniers et la modélisation 3D des personnages ; le physique de Teliko change par exemple du tout au tout entre ces deux représentations. L’animation reste, quant à elle, relativement simpliste, jeu de stratégie au tour par tour oblige. Malgré ça, on remarque la présence assez gênante de saccades lors des mouvements de caméra, ainsi que des ralentissements qui se font sentir lors des effets d’explosions par exemple. L’environnement sonore reste convaincant, aussi bien au niveau des musiques que des bruitages. Par contre, les dialogues ne sont pas parlés, les seules voix digitalisées se font entendre lors des pseudo publicités diffusées pour avertir le joueur qu’il vient de débloquer un nouveau magasin de cartes.


Selon les dires des développeurs du jeu eux-mêmes, la réalisation se devait de prendre en compte les performances de la PSP. Optimiser l’autonomie de la batterie est une de ces contraintes avec lesquelles il a fallu jongler. Metal Gear Ac!d ne propose donc pas d’infiltration en temps réel, mais une toute nouvelle vision en terme de gameplay qui s’avère plutôt efficace.






Le système de cartes : bataille ou réussite ?

Avant chaque mission, la constitution de son deck (son jeu de cartes) est l’étape indispensable. C’est en réalité à ce moment-là que tout se joue. Ne sachant pas ce que la mission qui va suivre réserve, il vaut mieux miser sur un deck équilibré, une option de constitution automatique est d’ailleurs disponible. De plus, vous dirigerez rapidement deux personnages en même temps, ceci permettra d’élaborer encore plus de stratégies dans le but de pallier à chaque éventualité. Une fois une mission accomplie, et selon votre réussite, des cartes plus ou moins rares vous seront offertes. Sinon, c’est en récupérant des packs lors des missions, que les magasins deviendront alors disponibles. Par la suite, des achats peuvent y être effectués entre chaque mission. On retrouve comme magasins évidemment ceux consacrés aux trois Metal Gear Solid, mais également un magasin baptisé « Chronicle » correspondant aux épisodes MSX datant respectivement de 1987 et 1990. Chacun de ces magasins permet au joueur d’acquérir, avec les points gagnés lors des missions, de nouvelles cartes qui pourront donc être ajoutées dans votre deck. À noter que la version européenne du jeu est accompagnée d’un guide de vingt pages, détaillant les 204 cartes disponibles du jeu. Une attention délicate.





Impossible de toutes les lister ici, mais il faut au moins séparer les différentes catégories de cartes et donner quelques exemples pour illustrer tout ça. Les cartes sont classées en cinq catégories qui se reconnaissent par un code de couleur.

Les cartes Action sont de couleur rouge. On y retrouve différentes cartes de mouvement, des ajouts pour les armes (par exemple avoir une visée plus précise), mais aussi des cartes qui font évoluer le nombre d’équipement possible par personnage, jusqu’à neuf cases.

Les cartes Soutien, en jaune, permettent de s’équiper de cartes autorisant par exemple différents niveaux d’évasion, bien pratique, mais aussi d’actions qui permettent d’interagir avec le décor comme le fait de pouvoir grimper ou bien s’accrocher.

Le violet correspond aux cartes Armes. Il y en a un grand nombre, allant de différents types de mitraillettes au lance-missiles, en passant par les couteaux, ou encore des enchaînements de coups (CQC). Mais attention, alors que certaines armes peuvent être utilisées directement (Famas, Socom ou bien les différentes sortes de grenades), d’autres doivent être obligatoirement équipées (comme le PSG-1 ou les différents fusils d’assaut), et sont seulement utilisables lorsqu’une seconde carte identique, correspondant en fait aux munitions, est combinée.

Les cartes bleu Objet, correspondent à différentes sortes d’équipements : gilets de protection, détecteur de mines par exemple, mode Stealth permettant d’être invisible un certain nombre de tours, rations pour prendre de l’énergie... Enfin, les cartes Personnage en gris foncé, permettent d’invoquer des visages, la plupart du temps connus, pour vous aider. Cela donne parfois de petites cinématiques qui font revivre des moments forts des opus précédents comme par exemple la rencontre avec le Ninja Cyborg qui permet une super attaque, Meryl qui divise par deux le coût d’utilisation des cartes ou bien Johnny Sasaki avec une carte joliment appelée Diarrhée qui permet de purger son deck et ainsi d’avoir six nouvelles cartes. D’autres n’auront pas ce petit plus fort sympathique, mais vous seront tout de même d’une grande utilité comme celle de Mei Ling qui augmente l’effet des interférences, Naomi Hunter qui permet de guérir un peu à chaque tour ou encore Ocelot qui réduit le coût d’utilisation des armes.






Une carte, plusieurs possibilités

Pendant le jeu, une carte donne en fait plusieurs possibilités : se déplacer, s’équiper (d’une carte Support ou Objet, par exemple) ou bien utiliser (reprendre de la vie avec une ration, tirer avec une arme...). Après avoir utilisé une carte, d’autres possibilités s’offrent au joueur : se coucher sur le sol pour ramper au prochain tour ou simplement se cacher, s’aplatir contre un mur (ce qui donne l’occasion de pouvoir taper dessus pour attirer l’attention d’un garde), ou bien encore faire un enchaînement de coups de poing et coups de pieds efficaces au corps à corps. Il y a aussi la possibilité d’échanger deux cartes de jeu, cette pratique fait évidemment perdre un tour, mais est parfois très utile en cas de situation bloquée. Car pendant le jeu, six cartes sont choisies au hasard et forment votre deck. Ne pas pouvoir choisir ses cartes complique évidemment grandement les choses. Par exemple, vous êtes devant une porte nécessitant la carte Lv2 équipée pour l’ouvrir, il faudra attendre que votre deck vous la mette à disposition. Cela peut être, avec un heureux coup chance, au bout du premier ou deuxième tour, mais il se peut que vous attendiez un moment avant que la tant désirée carte se montre. Ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui démontre le sentiment d’impuissance et de frustration que peut engendrer ce titre. Il est vrai que cela apporte un plus à la tension que créée certaines situations. L’alarme est déclenchée, des gardes affluent, vous n’avez pas d’armes à disposition, la seule solution est alors de se planquer en attendant d’avoir les bonnes cartes.





Heureusement, votre deck, qui au départ peut se composer de seulement 30 cartes, évoluera pendant le jeu ainsi que votre barre de vie. Chaque carte a son utilité, et prendre le temps, à l’aide de la touche carré, de bien lire tous les renseignements indiqués à son sujet se révèle utile. Force et pourcentage de réussite pour une attaque, efficacité de tel ou tel système de défense, et surtout le coût de chaque carte, correspondant au temps, doivent bien être pris en compte pour une meilleure efficacité dans leur utilisation. Même si, il faut l’avouer, pendant le jeu il est souvent difficile d’éviter la confusion entre toutes ces données à prendre en compte. Complexe au premier abord, ce système de carte est donc riche du fait de leur nombre, de leurs différentes utilisations possibles et également de la possibilité de les associer pour plus d’efficacité selon leur disposition dans l’équipement de votre personnage. Mais avec un peu de pratique, des automatismes se font sentir permettant de se sortir des pires situations sans trop de difficulté. Encerclé par des gardes, une technique consiste par exemple, après avoir lâché une grenade et s’être mis hors de portée, d’utiliser son arme pour tirer dessus et faire exploser le tout. Efficace !






Des défauts crispants...

Les missions sont au nombre de quatorze, ce qui peut paraître peu, mais elles sont subdivisées en de nombreux objectifs, ce qui donne vraiment une bonne durée de vie à ce jeu. Variées, les missions vous obligeront même parfois à revisiter certains niveaux comme l’armurerie où le fusil sniper PSG-1, indispensable pour la réussite d’une mission, vous y attendra. La visibilité de l’aire de jeu peut poser par contre quelques soucis. Le stick analogique permet de bouger la caméra et les touches L et R d’effectuer des rotations, mais appréhender précisément l’espace et la position des différents pièges et ennemis est assez délicat. La solution est d’utiliser la touche triangle, qui permet de voir le niveau du dessus, puis, en faisant défiler le curseur sur les adversaires, on peut alors visualiser leur champ de vision ainsi que leur équipement et leur prochain tour d’action. Cette étape est indispensable à chaque début de tour pour bien mettre en place sa stratégie.

Autre déconvenue, l’intelligence artificielle des gardes paraît parfois surhumaine, alors que dans d’autres circonstances leur comportement est complètement incohérent. Dommage, car cela nuit vraiment au plaisir du jeu. La difficulté se révèle assez élevée, et le mode Facile est seulement disponible une fois le jeu terminé ! À part quelques-unes plus simples, il ne sera pas rare de recommencer plusieurs fois la mission en cours avant de voir s’inscrire sur l’écran le salvateur « Mission Complète ». Difficile, mais pas insurmontable, surtout une fois le système maîtrisé, Metal Gear Ac!d est en réalité un jeu exigeant, qui demande une implication véritable du joueur. Même s’il n’y a pas de droit à l’erreur, en plus de la sauvegarde principale disponible pendant le menu d’intermission, une sauvegarde rapide est accessible dans le menu Système durant le déroulement des missions (sauf lors des affrontements contre les boss). Cette sauvegarde est bien pratique, car même si elle oblige à faire un Reset, c’est-à-dire de revenir au menu principal, elle est permanente et infinie.
Le problème principal est que ce titre ne laisse aucune place au hasard, mais paradoxalement c’est le hasard qui fait défiler votre deck. Car échouer à une mission à cause d’une carte qui se fait attendre trop longtemps, est quelque chose de vraiment frustrant au plus au point. De plus, une interrogation subsiste : pourquoi n’avoir pas mis le fameux mouvement brise-nuque, signature de Snake, en défaut dans les actions de fin de tour ? Cette absence enlève pas mal de charme ; arriver à se faufiler discrètement est déjà assez difficile, alors pourquoi une fois qu’on a enfin réussi à se positionner discrètement derrière un garde, l’abattre d’un coup de famas reste la seule solution pour le tuer en un coup ?





Original, sans renier ce qui l’a rendu célèbre, le jeu privilégie en fait l’analyse, autant que les épisodes précédents, et s’appuie encore plus sur le facteur d’anticipation et d’observation du joueur. Ce nouvel épisode prend par contre à contre-pied le joueur habitué à la mise en scène cinématographique caractéristique des derniers opus, et offre ici un titre plus lent du fait de l’action au tour par tour. Au départ plus que déroutant, avec de la pratique il faut bien avouer que le système de carte, même s’il est perfectible, donne l’occasion au joueur de déployer une stratégie qui lui est propre. Sans oublier qu’un mode deux joueur est également inclus, ainsi qu’une connexion en USB avec le jeu Metal Gear Solid 3 : Snake Eater sur Playsation 2.


Toa



Metal Gear Acid sur PSP de type Strat�gie édité par Konami. Pour 1 à 2 joueurs. Prix : 50 €. Note : 3 sur 5







Vous aimez cette page ? Partagez-en le lien !

Facebook

Twitter

LinkedIn

Reddit

Vous pouvez recopier librement le contenu de cette page ailleurs (en indiquant le lien de cette page), mais sans le modifier ni en faire un usage commercial. Ce contenu est sous licence Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International License.
Creative Commons License

Play-Asia.com - Jeux Switch

[homepage]  [RSS]  [archives]
[contact & legal & cookies]  © ACBM