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review/GBA
Breath of Fire (US)
Un héros anonyme aux cheveux bleus que l'on nomme instinctivement Ryu, tel est le commencement de chaque
Breath of Fire. Ce premier opus de la saga RPG
made in Capcom, qui compte désormais cinq épisodes, est sorti à l'origine en 1993 sur Super Nintendo et débarque, près de dix plus tard, sur Game Boy Advance.
Tout débute par le réveil de notre héros au milieu des flammes. Prévenu qu'un grand danger s'annonce, il sera rapidement chargé par sa sœur Sara, membre des Light Dragons, de devenir un chevalier-dragon pour combattre les Dark Dragons et restaurer la paix à travers le monde. Voici le point de départ, somme toute classique, d'une aventure avec une mise en scène minimale, qui restera sans grandes surprises, et ce, malgré les quelques rebondissements de rigueur. Le scénario est donc basique, la psychologie des personnages quasiment inexistante, mais aussi surprenant que cela puisse paraître, le plaisir de jeu est bien là, la jouabilité immédiate, et après un début peu encourageant, on s'attache enfin à nos personnages.
Techniquement
Breath of Fire a, semble-t-il, toujours souffert de la comparaison avec les autres titres de même génération. A l'époque il ne faisait pas le poids face à un
Final Fantasy 6 dévastateur, et dix ans plus tard l'histoire se répète avec
Golden Sun.

Une réalisation simple, mais toujours efficace...Les graphismes sont certes simples, avec seulement quelques effets spéciaux dans le style Mode 7 (distorsion, rotation, zoom...), les couleurs sont bien choisies, les environnements variés même s'ils ne sont pas vraiment originaux : grottes, caves, déserts, forêts, donjons, mais avec quelques exceptions comme, par exemple, un trou de souris, l'intérieur d'un rêve ou encore des dimensions parallèles. De plus, quelques artworks sont aussi présents lors de moments clefs du scénario ou pendant les combats durant les transformations du héros en puissant dragon. Le tout est donc cohérent et reste objectivement encore tout à fait convenable à l'heure actuelle.
Breath of Fire propose des déplacements rapides, une des nouveautés du portage GBA permet d'ailleurs de bloquer son personnage en mode course, et des animations selon les actions effectuées lors des combats. Les musiques sont de qualité, le thème des combats bien qu'assez redondant, finit par imprégner le joueur.
Car comme de nombreux RPG
old-school, les combats dans
Breath of Fire ont une importance vitale. En effet, leur fréquence est très (trop ?) élevée et malgré le fait que l'on dirige quatre personnages et que les possibilités sont assez nombreuses, ils restent assez rébarbatifs. Mais ils sont indispensables pour la progression de votre partie, celle-ci ayant le mérite d'être équilibrée, car toute votre équipe bénéficie des points d'expérience gagnés, même les membres inactifs. Les batailles, dont la fréquence élevée évite au joueur de faire du
level-up par lui-même, s’enchaînent heureusement assez rapidement, notamment grâce à la présence d’une option
Auto-battle qui facilite et raccourcit leur déroulement. Ne fuyez pas les combats sous peine d'une mort certaine face aux nombreux
boss, avec qui les affrontements deviennent alors beaucoup plus stratégiques et difficiles.
Il faudra à ce moment-là bien choisir la composition de son équipe, en prenant également en compte le positionnement (en retrait ou bien en première ligne) de chaque personnage selon son arme de prédilection et ses capacités spécifiques : Ryu a par exemple la faculté de se transformer en dragon, Nina et Bleu sont quant à elles les magiciennes du groupe, Karn peut fusionner avec d'autres membres, etc.

... Et quelques bonnes idées. Sous son aspect classique,
Breath of Fire recèle quelques originalités bien pensées qui lui ont permis de sortir du lot par rapport à d'autres titres.
L'alternance jour et nuit en est une marquante, car bien utilisée et intégrée au jeu. Mais l'aspect le plus efficace de
Breath of Fire reste l'utilisation des facultés spécifiques de chacun de vos huit personnages lors des phases d'exploration et des déplacements sur la carte du monde. En dehors des phases de combats, vous pouvez d'ailleurs
switcher entre chacun d'eux à tous moments grâce au menu car ces fameuses compétences personnelles, dont certaines se dévoilent au fur et à mesure de l'avancement du scénario, seront utiles pour résoudre les nombreuses énigmes qui parsèment le jeu. Par exemple, Karn peut crocheter les serrures et désamorcer les pièges, Ryu peut pêcher, Ox défoncer les murs, Bo (s'il guide le groupe) permet de traverser les forêts mais peut également utiliser son arc pour chasser, Mogu peut creuser, Gobi se transformer en poisson sous l'eau mais aussi faire du commerce, etc.


Avec ces quelques idées novatrices,
Breath of Fire a su se créer une identité propre qui fait de lui un incontournable. L'aventure est longue, une vingtaine d'heures, et comporte de multiples sous-quêtes, néanmoins il reste relativement facile et linéaire : on arrive dans un village, on discute, puis on aide la population et l'histoire se développe ainsi, au grès des rencontres. Le système de sauvegarde rapide, une autre des améliorations de ce portage, n'est pas très pratique, car utilisable seulement lorsqu'on éteint pour de bon la console ; heureusement, si on perd, on recommence au point de sauvegarde fixe le plus proche tout en gardant son expérience. Il faut aussi noter que
Breath of Fire est intégralement traduit en français et propose une liaison avec le cable
link entre deux GBA pour permettre de s'échanger des objets.
Toa Breath of Fire (US) sur GBA de type RPG édité par Ubi Soft. Pour un joueur. Prix : 40 €. Note : 3 sur 5


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