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review/iPhone
The Dark Meadow
Un hôpital abandonné, des chambres et des couloirs dévastés, des docteurs fous... Dès les premiers instants de jeu,
Dark Meadow plante le décor. Le premier jeu d’action/aventure du studio Phosphor Games tente le mélange des genres. Pensez
Silent Hill pour l’univers, et
Infinity Blade pour le système de jeu. Et c’est parti pour des heures d’exploration !
Vous vous réveillez dans une chambre aux murs décrépis. Tout est sans dessus dessous. A ce stade de l’aventure, vous ne savez pas qui vous êtes, et encore moins ce que vous faites là. Un vieillard en chaise roulante vous interpelle, dans l’encadrement de la porte. Il se dit heureux de vous rencontrer, avec votre aide, il va peut-être enfin pouvoir s’échapper de ce lieu maudit. Mais déjà, il doit fuir, une « chose » s’approche et vous ne devez pas être vus ensemble... Vous voilà à nouveau seul, comme la plupart du temps de reste de l’aventure.
Le mystérieux vieillard continuera à communiquer avec vous par interphone, uniquement lorsque vous serez dans les chambres de l’établissement. Les couloirs présentent trop d’interférences. Et pour cause : c’est là que de sombres créatures tenteront de vous tuer pour vous dévorer. Elles apparaissent aléatoirement. Dès lors, le combat s’engage, façon
Infinity Blade, comme nous le disions. Il y a deux phases. A distance, il est possible de canarder la créature à coups de flèches d’arbalètes. Pas toujours évident face à des ennemis rapides qui zigzaguent. Lorsque la créature se rapproche, le combat au corps à corps s’engage, à coups d’épée cette fois. Il est possible d’effectuer des « combos » en lacérant dans tous les sens l’écran de votre iPhone/iPad, d’esquiver sur les côtés et de bloquer le coup avec un bouclier (à la durée de vie limitée, là encore comme dans
Infinity Blade).
Combats moyensD’une manière générale, les combats sont moins impressionnants et un peu plus limités dans la panoplie de coups (impossible de parer, par exemple). Il n’empêche, ils sont stressants. D’une part, parce que les créatures sont vraiment hideuses. D’autre part, parce que chacune d’entre elle dispose d’un schéma de comportement différent et qu’il faut s’adapter très vite pour trouver la faille. Par ailleurs, l’ambiance générale qui se dégage de
Dark Meadow est très réussie. Pas autant qu’un
Silent Hill sur le grand écran d’une télévision, c’est certain, mais on sent à tout moment que la mort rôde dans l’hôpital. Réussir à dégager ce genre de sensation au travers d’un petit écran de quelques centimètres carrés est un petit exploit en soit. A noter que, bien que la vue adoptée soit subjective, les déplacements se font par « étape », façon
point and click à l’ancienne.
Un autre bon point : si les dialogues parlés sont en anglais (excellentes voix qui plongent dans l’atmosphère sombre du titre), ils sont intégralement sous-titrés en français. Il y a aussi un petit côté RPG : le personnage gagne de l’expérience, des niveaux et des points qu’il s’agit d’attribuer à différents paramètres (force, vie, etc.). Les objets à acheter dans la boutique sont fort nombreux, mais il n’y a finalement que trois catégories : épées, arbalètes et amulettes, qui confèrent quelques bonus de caractéristiques.
Ambiance au topLes environnements sont très riches,
Unreal Engine 3 oblige. Les rayons de soleil passent au travers des vitres brisées, des rideaux en lambeaux flottent au vent... On aurait presque envie de passer sa main pour les écarter et jeter un coup d’œil à l’extérieur. Un petit point négatif tout de même : nous sommes dans un bâtiment, et donc un environnement clos. Il n’est pas bien grand. D’ailleurs, à chaque début de nouvelle partie (après avoir été tué ou en ayant chargé une sauvegarde), on débute dans la première chambre, celle où l’on s’est réveillé. Nous avons lu, dans certains tests, que la chose est frustrante car il faut effectuer à nouveau les mêmes parcours et du coup, les mêmes combats. C'est faux : tout près du lit, accroché au mur, il y a une série de tableaux qui sont autant de points de passages/
checkpoints.
Malgré les combats un peu limités, l’univers sombre et oppressant de
Dark Meadow donne envie d’en savoir toujours plus. Alors on explore les deux étages de l’hôpital, on enchaine des affrontements toujours plus corsés en s’attendant à l’un ou l’autre rebondissement dans le scénario. De ce point de vue-là, nous n’avons pas été déçus.
Olivier B.




(
Version testée : 1.1.1 sur iPhone 5)
The Dark Meadow sur iPhone de type Action/aventure édité par Phosphor Games. Pour un joueur. Prix : 5,49 €. Note : 4 sur 5
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