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2009-11-01 00:00
review/Lynx

Zaku


Six ans de travail acharné et de persévérance auront conduit Osman Celimli à nous proposer le jeu vidéo Zaku sur Lynx. Un shoot’em up en 2D comme on n'en fait plus, une petite bombe technique qui devrait en renverser plus d’un. Même les mordus de la console portable d’Atari, qui pensaient savoir tout ce dont elle est capable !

A l’origine, le projet d’Osman Celimli se nommait Zonic. Fortement inspiré de deux références du jeu vidéo, à savoir Sonic (Sega) et Air Zonk (Nec), le développement du jeu prend une telle ampleur qu’il devient rapidement Zaku, pour des raisons de droits évidentes. Les contenus se voient également modifiés, pour donner naissance à un titre original. Et, en premier lieu, en ce qui concerne le scénario !

Un scénario déjanté
Tout débute en l’an de grâce 1987. Un nouveau programme, nommé Rarity 9, est présenté au monde entier en version beta. Ce dernier permet de pousser le processeur 65C02 dans ses derniers retranchements et obtenir ainsi des performances insoupçonnées. Un tel prodige ne laisse pas indifférent un groupuscule de pingouins malfaiteurs qui dérobent le-dit logiciel. Face à la menace de voir le marché inondé d’une vague de mauvais jeux sous licence produits à l’aide de Rarity 9, il n’y a plus qu’un seul espoir : Zaku ! La beta du logiciel est enregistrée sur cinq disquettes (cinq pouces et quart, il va de soit) que notre super-héroïne va devoir récupérer dans autant de monde déjantés.

Chacun de ces modes est scindé en différentes zones, toutes marquées par l’arrivée de boss et de demi-boss. Ils sont nombreux et, en général, énormes. Il s’agit là d’ailleurs de l’une des principales caractéristiques du titre. Rarement la Lynx avait affiché des sprites aussi imposants ! Il arrive régulièrement que ces ennemis prennent un bon tiers de l’écran. Du coup, les ennemis standards passent pour de la piétaille, facile à abattre en comparaison.

Côté gameplay, on est en terrain connu. Notre Zaku volante peut lâcher des boulettes de feu en rafale (une par une ou en automatique, chose bien pratique, en appuyant sur le bouton B). Elle peut également concentrer son pouvoir (bouton A) pour cracher une super boule de feu, à même d’éradiquer plusieurs ennemis sagement rangés en rangs d’oignons. Et, en appuyant un peu plus longtemps encore sur ce même bouton, vous déclencherez le « Bouclier d'Applaudissements », une sorte de bouclier offensif. Peu pratique, en fait, car il peut avoir des ratés et se décharger brusquement. Enfin, le dernier pouvoir de Zaku consiste à déclencher la rétro-explosion (Option 1) qui sortira de ses chaussures à combustion. Idéal pour griller un ennemi qui tentera de vous prendre à revers. Cette dernière technique est particulièrement puissante et très pratique contre des boss qui ont un peu trop la bougeotte. A noter qu’il est important d’expérimenter toutes les techniques afin de trouver celle qui sera la plus adaptée à la situation.

D’un point de vue strictement technique, nous vous le disions d’emblée, Zaku en jette. Les graphismes sont colorés et l’animation ne faiblit pas, même lorsque cela bouchonne à l’écran. Un peu dommage que le personnage principal ne soit pas animé en vol, l’ensemble aurait gagné un peu en dynamisme. La composition musicale, très « rétro » elle aussi, nous a pleinement satisfaite avec pas moins d’une vingtaine de morceaux (qu’il est possible d’écouter individuellement dans les options de jeu).

Du côté des points négatifs, on regrettera simplement la mise en scène minimaliste (ce qui, après tout, n’est pas bien grave vu le genre abordé) et le fait qu’il soit possible d’aborder toutes les zones du jeu à n’importe quel moment, dans le désordre si on le souhaite. Cela gâche un peu le plaisir de la découverte. Ah oui, aussi : Zaku est un poil court. Comme tous les shoot’em up à l’ancienne, le titre propose un apprentissage par l’erreur et la mémorisation. Une fois le tracé de tous les ennemis connus, les points faibles des boss décelés, on vient à bout du titre en quelques heures. Comptez trois heures de jeu pour en faire un tour complet. Après, rien ne vous empêche de recommencer avec un mode de difficulté plus élevé.

Une production amateur de qualité professionnelle
Mais qu’importe, le plaisir de jeu est bien là et le titre est d’un tel niveau qu’on aurait tendance à oublier qu’il s’agit d’une production amateur. Sur Lynx, la dernière claque du genre remonte à la sortie du jeu Alpine Games, en 2004. Alors si vous avez encore la console portable d’Atari qui traîne chez vous, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Les collectionneurs, eux, seront aux anges puisque l’éditeur du jeu (la Super Fighter Team) a reproduit à l’identique le packaging des jeux Lynx de l’époque. A vrai dire, non, il n’est pas tout à fait identique, il est même mieux, puisqu’il propose un manuel de plus de 30 pages tout en couleur, en anglais et en français. La cartouche, quant à elle, a été produite en usine, sur le même modèle que celles fabriquées officiellement par Atari au début des années 1990. Et tout cela pour la modique somme de 27 €. Une véritable leçon ! Preuve qu’il est possible de commercialiser des produits abordables de haute qualité et, ce, même sur des marchés de niche.

Olivier B.













Zaku sur Lynx de type Shoot'em up édité par Super Fighter Team. Pour un joueur. Prix : 27 €. Note : 5 sur 5





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