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2008-12-15 00:00
review/Nintendo DS

Fire Emblem : Shadow Dragon


Fire Emblem, c’est le jeu de tactique et de RPG par excellence que l’on adore, et en même temps qui nous prend la tête au possible. Pourquoi ? Tout simplement parce que le développeur du titre, Intelligent Systems, a misé sur la psychologie du joueur : les personnages enrôlés dans votre équipe d’aventuriers peuvent mourir à n’importe quel moment sur le champ de bataille. Or, plutôt que de les voir disparaître, on va plutôt quitter la partie en cours et charger la dernière sauvegarde et, ce, autant de fois qu’il le faudra, jusqu’à ce que la partie se déroule sans encombres. Et bien entendu, Fire Emblem : Shadow Dragon reprend cette recette, plutôt efficace pour booster la durée de vie de la cartouche.

Fire Emblem : Shadow Dragon est le premier titre de la série à nous arriver sur Nintendo DS, après un Fire Emblem : the Sacred Stones plutôt réussi sur GBA. On était donc en droit de s’attendre à un titre complètement adapté aux spécificités de la console. Et adapté, il l’est effectivement : les deux écrans sont intelligemment utilisés, le joueur a le choix entre une gameplay classique ou bien au stylet (moins rapide). Les possibilités de jeu multi-joueurs (à deux, avec une seule cartouche en local, ou par la connexion WiFi de la console, avec Micro Chat) sont très intéressantes. Mais cela s’arrête là, car Fire Emblem : Shadow Dragon est en réalité un remake du tout premier Fire Emblem édité sur NES, il y a 18 ans de cela. Un titre auquel sans doute presque personne n’avait joué à l’époque en France, c’est donc l’occasion de se plonger dans ce grand classique.

Le monde d’Akaneia est en grand danger, pour la seconde fois. Dans le passé, un valeureux guerrier avait brandi contre les griffes d’un tyran draconique une lame divine, Falchion. Des siècles plus tard, les armées des ténèbres sont de retour. Il ne reste plus qu’un seul descendant de la lignée capable de manier l’arme légendaire : le fils du Roi d’Altea. Sa famille tuée, chassé de ses terres, il doit fuir et se réfugier dans un royaume voisin, pour mieux préparer sa contre-attaque... C’est à ce moment-là que vous prenez les choses en main !

95 % de classique, 5 % de nouveautés
Si le scénario est (logiquement) d’un classicisme à toute épreuve, le déroulement des parties l’est aussi. Les missions s'enchaînent, vos héros gagnent de l’expérience et des levels, et vos rencontres amicales vous permettent de grossir les rangs de vos troupes. Ce point aussi vient gonfler la durée de vie de la cartouche, puisque, parfois, en abattant un ennemi particulier, vous vous rendrez compte qu’il était peut être possible de le faire changer de camp, avant de lui donner le coup de grâce... Et zou, on recharge la dernière partie, il serait dommage de laisser passer l’occasion de recruter un nouvel précieux et puissant allié ! Le schéma tactique est directement importé des derniers épisodes de la série : l'épée a l'avantage sur la hache, la hache a l’avantage sur la lance et la lance sur l'épée. En sachant cela, vous comprenez donc l’intérêt de former une équipe équilibrée. La catégorie des magies employées, la nature du sol foulé, sont encore d’autres subtilités à maîtriser et à exploiter. A noter quelques nouveautés, comme celle qui permet de changer la classe de votre personnage à n’importe quel moment. Pratique, lorsque l’on a par exemple un voleur qui ne nous sert à rien et pas assez de magiciens. Ou bien encore des points de sauvegarde sur les cartes de jeu, à utiliser avec parcimonie puisque actives une seule fois.

Globalement la mécanique de jeu n’a pas pris une ride et demeure toujours aussi efficace. C’est plutôt au niveau de la réalisation que l’on trouvera à redire car, bien qu’elle ait été entièrement retravaillée, elle déçoit. Les graphismes de la carte de déplacement sont antiques et presque indignes d’une Nintendo DS. Il y a un petit mieux lors des animations de combat, mais au vu de leur répétitivité, on les coupe au bout d’une heure de jeu. A noter qu’il suffit d’appuyer sur le bouton Start pour couper l’animation de combat ou, plus encore, l’intégralité d’un tour ennemi, ce qui permet parfois de gagner de précieuses minutes. L’aspect sonore est toujours aussi soigné, et permet une immersion réussie.
Avec 30 missions à son compteur, Fire Emblem : Shadow Dragon propose une durée de vie plus qu’honorable. Comptez au minimum 20 heures de jeu pour toutes les compléter, en sachant que le niveau de difficulté est particulièrement relevé. N’oubliez pas de faire progresser toutes vos troupes de manière équitable : chacun servira tôt ou tard. Dommage, par contre, que pour accéder aux quelques missions bonus, il faille entrer dans une logique de « sacrifice » de personnages, car vraiment, on n’a pas du tout envie d’en arriver là.

Olivier B.







Fire Emblem : Shadow Dragon sur Nintendo DS de type Tactical/RPG édité par Nintendo. Pour 1 à 2 joueurs. Prix : 40 €. Note : 4 sur 5







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