Comment nous avons perdu 230 euros chez CJ Affiliate (Conversant)



[accueil] [chercher]
news/Divers
[Edito] Cosmocover veut nous empêcher de publier des articles, mais les victimes sont...
[Pockett.net] - Normalement, le travail d'une agence de relations presse est d'envoyer des informations à la presse pour obtenir des articles parlant de ses sociétés clientes et de leurs produits. Une exposition qui remplace avantageusement des campagnes de publicité payantes. Avec Cosmocover, nous avons découvert la première agence de presse qui veut nous empêcher de publier des articles sur ses clients, des sociétés de jeux vidéo.
Pendant plusieurs années, nous pensions que Cosmocover travaillait de façon normale avec nous. Mais progressivement nous nous sommes aperçus que nous ne recevions pas de trop nombreux communiqués de presse. Pourtant nous n'utilisons pas d'antispam pour notre courriel et nous avons un serveur de secours (MX2). Informée à plusieurs reprises, Cosmocover ne fera rien pour améliorer la situation. D'ailleurs, nous ne recevrons jamais rien non plus sur d'autres adresses électroniques - hébergées sur encore d'autres serveurs - que nous donnerons à l'agence à cet effet en espérant contourner ce que nous pensions au début être un problème technique. Ce ne sera pas le seul.
Notre métier n'est pas de boire de la bièrePendant les salons que nous couvrons en reportage, des sociétés de jeux vidéo essayent d'obtenir des rendez-vous avec nous. Nous ne pouvons répondre favorablement à toutes, nous faisons passer en priorité les sociétés qui veulent dévoiler leurs projets en exclusivité à nos lecteurs, puis celles ayant de vraies nouveautés. A l'occasion de la Gamescom 2013 puis de la Paris Games Week 2013, Cosmocover nous fixe des rendez-vous avec ses clients, dont S., en nous promettant une surprise à chaque fois. Des déplacements qui n'ont servi à rien puisque nous n'avons pas réussi à obtenir la moindre information qui n'était déjà connue du public depuis plusieurs mois. La responsable de l'agence nous expliquera que sa surprise était... de pouvoir boire de la bière gratuitement (ce qui ne nous intéresse pas, étant contraire à
notre charte éthique). Ce n'est pas seulement du temps perdu : pour accepter les invitations de Cosmocover, nous avons du renoncer à des rendez-vous avec d'autres sociétés, des rendez-vous qui auraient été bien plus intéressants pour nos lecteurs.
Lors de la Game Connection 2013, S. nous fera, enfin, une démonstration inédite, ainsi qu'à plusieurs autres journalistes, mais malheureusement très courte du fait de problèmes de réseau Wi-Fi. D'ailleurs, à ma connaissance, aucun média ne publiera d'article.
Mai 2014, nous apprenons qu'un petit concurrent a pu faire à quelques semaines d'intervale deux visites chez S. (dans un autre pays) afin de découvrir de futurs jeux, au moins un des voyages (avion et hôtel) ayant été pris en charge. Qu'un gros média se fasse inviter aux frais d'une société qui veut faire parler d'elle, nous pouvons éventuellement le comprendre (en espérant que le média l'indique à ses lecteurs ensuite). Mais un petit média, c'est un
nonsense sur le plan économique pour l'éditeur de jeux d'autant plus que la version anglaise de ce média, plus importante, a également été invitée et que le média français traduit souvent ses articles. En fait, lors du second voyage, des dizaines de médias ont été invités un vendredi et ont assisté à des présentations, mais les articles étaient sous embargo, c'est-à-dire non publiables, jusqu'au mercredi suivant.
Tandis que le mercredi matin, ces médias allaient proposer à leurs lecteurs des
interviews et des
previews (tests de versions préliminaires), nous n'aurions au mieux qu'un communiqué de presse de quelques lignes à résumer et à proposer à nos lecteurs (en espérant que le communiqué de presse de Cosmocover arrive ce mercredi matin-là...). Pourtant, il y avait plusieurs solutions pour que nous ayons les mêmes informations que nos concurrents : faire le voyage aussi (
à nos frais bien sûr - quitte à ce que cela soit un autre jour s'il y avait un manque de place), recevoir les fichiers en téléchargement pour faire la
preview de chez nous, aller faire la
preview chez l'agence de presse, etc. Informés par nos sources, nous avions contacté Cosmocover avant la fin de l'embargo et il était encore possible d'agir, selon nous. Impossible, selon nos interlocuteurs.
Notre métier n'est pas de résumer des communiqués de presseD'ailleurs, n'étant soumis à aucun embargo contractuel, nous aurions pu publier les informations en notre possession avant les autres médias (une avance qui leur aurait donné de l'intérêt même si ces informations obtenues d'une autre source étaient moins poussées que celles données à nos concurrents), mais nous ne voulions pas compromettre les chances de travailler avec S. sur ce dossier. Malheureusement, l'éditeur et son agence refusant de comprendre que notre métier n'est pas de résumer des communiqués de presse de quelques lignes (nous devons pouvoir jouer pour poser des questions, par exemple), ni de publier des informations tardives (des médias moins pointus, généralistes par exemple, peuvent le faire, eux), nous disons finalement à Cosmocover d'indiquer à son client que nous ne travaillerons plus avec eux et que, grâce à d'autres sources, nous publierons désormais leurs informations en exclusivité mondiale.
Mais nous envisageons de travailler avec Cosmocover pour ses autres clients même si, avant cela, il y a un doute à dissiper. En deux voyages, le petit média concurrent a pu publier une dizaine d'articles sur S. par exemple (
interviews, exclusivité mondiale,
previews...) alors que nous en sommes à réclamer encore et encore de recevoir les communiqués de presse qui ne coûtent rien à envoyer. Cosmocover nous indique que ce concurrent a fait des propositions en amont. Nous en avions nous aussi faites les mois précédents, sans jamais avoir reçu la moindre réponse. Aussi Cosmocover faisait souvent de la promotion pour les articles du concurrents sur Twitter, quasiment jamais pour les nôtres. Bref, nous avons des doutes sur la neutralité de l'agence et une petite vérification s'impose.
Nous disons donc à Cosmocover de prévenir tous ses clients (tous, mais plusieurs noms sont cités : A., E. et d'autres) que nous leur proposons de faire des reportages en leurs locaux, des
previews de jeux à venir et des
interviews sur leurs prochaines sorties à préparer sous embargos, pour les publier au moment où le communiqué de presse d'annonce associé est envoyé. Comme cela a été fait avec S., en fait.
Une telle proposition n'a rien d'une « punition », au contraire même : les sociétés concernées pourraient être heureuses d'obtenir des articles parlant de leurs jeux et remercier Cosmocover de remonter la proposition. Il sort quelques centaines nouveaux jeux sur appareils mobiles par jour. Oui, vous avez bien lu : quelques centaines par jour. Entre les annonces de sorties futures, les premières images ou vidéos, les annonces de sorties effectives, celles de portages, nous croulons sous les informations. Préparer une
interview en aval est la garantie que nous allons publier un article, ce qui n'est pas le cas lorsque nous recevons un communiqué de presse noyé dans la masse, et encore moins lorsque nous ne recevons pas le communiqué de presse et que nous le trouvons par hasard quelques heures plus tard.
Proposer de parler d'un jeu sous forme d'
interview est aussi plus bénéfique pour ses créateurs qu'une simple
news laconique de quelques lignes. Ces articles sont plus longs à faire pour nous (pour nous documenter en aval, pour traduire les réponses, etc.), mais ils sont également lus par une proportion plus importante de lecteurs, qui savent qu'ils y trouveront plus de passion de la part des professionnels de jeux, d'informations nouvelles, etc. Bref, notre proposition leur est faite, à ces sociétés de jeux de décider si elles sont intéressées ou pas. Lors d'une conversation téléphonique, Cosmocover promet de prévenir ses clients et de nous envoyer tous les communiqués de presse.
Quelques semaines ont passé, l'E3 2014 a ouvert ses portes. Nous ne recevons pas un communiqué de R.. Explication donnée par Cosmocover : l'agence ne nous avait pas mis dans son
mailing des médias couvrant les jeux pour consoles. Cela fait pourtant 15 ans que les consoles représentent plus de la moitié de notre contenu rédactionnel, les noms de consoles étant indiqués en haut de la page d'accueil de notre site Web. Cosmocover promet de mettre ses fichiers à jour après l'E3. Nous pensons que cela veut dire qu'elle va rajouter notre adresse électronique là où il faut. En fait, après l'E3, nous ne recevons plus aucun communiqué de presse.
Des communiqués de presse qui nous sont refusés de toute façonNous contactons A. qui était l'objet de plusieurs de ces communiqués et notamment d'une annonce lors de l'E3 2014. Nous apprenons que Cosmocover ne l'a jamais prévenue de notre proposition d'
interview sous embargo (en fait, ce n'est pas la seule société dans ce cas). Par contre, dans l'intervale, un de nos concurrents a été informé - on ne sait pas par quel miracle - de nos discussions avec Cosmocover sans que l'on sache si c'est lui ou la personne qui l'a informé qui a modifié les propos tenus.
A cette période, A. propose aux médias de faire des
interviews d'un de ses créateurs de jeu (une autre licence que le jeu annoncé à l'E3 2014). Nous expliquons, en direct à cette société, que nous voudrions la faire. Cosmocover nous contacte alors et nous propose d'organiser cette
interview sous embargo. Un peu plus tard, notre contact chez A. me dit qu'il semblerait que j'aurais expliqué que je ne respecterai pas l'embargo. A votre avis, qui lui a raconté ce mensonge ? Nous ferons finalement l'
interview en direct avec A.. A. demande néanmoins à Cosmocover de nous envoyer ses communiqués de presse.
Quelques semaines de plus passent. A la Japan Expo 2014, je vois la responsable de Cosmocover et nous discutons. Elle m'assure que tout ceci est un malentendu, me promet de contacter l'ensemble de ses clients présents et à venir pour leur proposer des
interviews sous embargo et de nous envoyer tous les communiqués de presse qui passent par son agence. A. propose une
interview concernant son jeu à grosse licence annoncé à l'E3 2014
de facto en exclusivité mondiale avant sa sortie, un caractère exclusif qui compense le fait que nous n'avons pas pu la faire plus tôt. Une condition : A. nous impose de passer par Cosmocover car, pleine de bonne volonté, A. tient à améliorer la situation entre nous.
Nous acceptons mais nous avons demandé d'abord à Cosmocover de s'engager par écrit à ne pas transmettre nos échanges à nos concurrents (si nous faisons une
interview de A., nos concurrents doivent découvrir ses réponses en même tant que nos lecteurs, pas avant nous), à prévenir ses autres clients que nous souhaitons faire des
interviews et à compenser les informations qu'elle nous a volontairement fait rater.
Cosmocover ne donnera pas suite cette demande avant la sortie du jeu en question, et l'
interview ne se fera donc pas, d'autant plus qu'en parallèle, nous ne recevons toujours pas les différents communiqués de presse, même pas ceux de A.. Nous insistons auprès de cette dernière.
Cosmocover s'engage enfin à ne pas transmettre nos échanges à nos concurrents. Nous commençons à recevoir des communiqués de presse sur une de nos adresses (alors que nous venions d'en transmettre plusieurs), mais pas tous : Cosmocover refuse de nous envoyer les communiqués pour les jeux
Windows. Pour expliquer son refus, notre interlocuteur dit qu'il ne savait pas que ces jeux fonctionnent aussi sur les tablettes
Windows. Il nous est aussi dit que notre adresse courriel étant indiquée comme presse mobile dans la base de donnée, techniquement il est impossible de lui envoyer des communiqués de jeux
Windows. Nous disons qu'il suffit de préciser que notre adresse courriel correspond aussi à des jeux
Windows - comme d'autres médias plus généralistes sans doute déjà dans le fichier - ou de rajouter une autre adresse courriel que nous donnons spécialement dans ce but. Il nous faudra encore insister pour que Cosmocover commence, enfin, à nous envoyer tous les communiqués de presse. Mais nous n'avons toujours aucun retour de nos propositions pro-actives d'
interviews de E. et des autres alors qu'il y a eu des communiqués depuis la promesse faite par la responsable de Cosmovoer à la Japan Expo 2014...
Comme nous l'avions promis, nous annonçons un jeu de S. en exclusivité mondiale, avec plusieurs semaines d'avance sur le planning prévu par cette société. Nous prévenons S. en indiquant de manière ironique que c'est «
grâce à » Cosmocover. S. ne saisit pas l'ironie et pense que nous essayons de faire croire que l'information a été obtenue par Cosmocover car, contrairement à ce que nous lui avions demandé à deux reprises, l'agence n'avait pas dit à son client que nous n'allions plus travailler avec elle, que nous changions de sources. Le plus drôle est que cette exclusivité - qui ne nous a rien coûté - a eu bien plus de lectures que n'en aurait eu le reportage qui nous avait été refusé par S..
La Gamescom 2014 approche. Nous relançons Cosmocover au sujet des
interviews pro-actives puisque des annonces sont susceptibles d'y être faites. Cosmocover m'assure qu'il n'y a rien. Quelques heures plus tard à peine, un communiqué de E. est envoyé, pour annoncer un nouveau jeu. Au même moment, des médias dans d'autres langues publient leurs premières impressions de ce jeu qu'ils ont eu entre les mains les jours précédents. Nous contactons E. : malgré nos relances auprès de Cosmocover depuis plusieurs mois, personne chez E. n'avait visiblement été prévenu de notre proposition de faire une
interview sous embargo et cette société nous dit qu'elle accepte de travailler avec nous en direct sous embargo.
D'autres annonces tombent venant des différents clients de Cosmocover. Nous décidons de les contacter pour savoir s'ils ont été prévenus de notre proposition pro-active d'
interview. Je reçois alors un courriel calomonieux de Cosmocover. Cela ne serait pas gênant si j'en étais le seul destinataire, mais un de ses clients est mis en copie. Alors que Cosmocover aurait pu dire à la place qu'elle a « oublié » de prévenir la société de jeux vidéo et que l'on peut essayer tous ensemble d'organiser une
interview pour la prochaine annonce...
J'envoie des courriels et j'essaye de téléphoner à la responsable de l'agence pour savoir pourquoi, alors qu'elle s'était engagée à prévenir ses clients de nos propositions proactives, elle ne l'a pas fait et pourquoi elle envoie des calomnies à la place. Faute de réponse aux courriels et de pouvoir l'avoir au téléphone, je profiterai de la Game Connection 2014 pour reposer la question en face. La réponse : «
nous n'enverrons plus aucun communiqué ». Et effectivement, depuis, à nouveau nous ne recevons plus les communiqués de presse, même pas ceux de A. qui avait pourtant tant insisté auprès de son agence.
Nous avons proposé à Cosmocover de publier l'ensemble des échanges afin d'illustrer cet édito et que chacun puisse se faire son opinion par lui-même, mais l'agence a refusé nous menaçant de poursuites.
Qui sont les victimes des agissements de Cosmocover ?Nous ne savons pas quelles sont les motivations de Cosmocover à refuser depuis des années de nous envoyer des communiqués de presse ou de prévenir ses clients que nous souhaitons faire
interviews de manière pro-active, reportages, etc. Nous n'avons pas souvenir d'un article qui aurait pu entraîner de mauvaises relations. Le copinage avec un média concurrent serait une explication possible, mais cette explication pourrait être aussi tout autre. Connaître ces raisons nous auraient peut être permis d'améliorer la situation. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas nous qui sommes lésés dans cette affaire.
En dehors de notre activité d'investigation et de dossiers de fond, notre mission est de publier de l'information en temps réel adaptée à Internet. Si une information ne nous est pas communiquée voire trop tardivement, nous n'en parlons pas car une autre information est traitée à la place. En l'occurence, nous n'avons pas parlé du jeu de S. annoncé en mai, mais nous avons proposé à la place le même jour une exclusivité mondiale d'une autre société à nos lecteurs. Quand on refuse de nous envoyer un communiqué, nous sommes (éventuellement) lésés... quelques minutes, le temps qu'une nouvelle information intéressante nous arrive. Par contre, qu'en est-il pour la société concernée dont nous ne parlons pas à nos lecteurs ? C'est - en cas de bon jeu - une perte de chiffre d'affaires pour elle. Dans le cas d'une grosse société, cette perte est sans doute négligeable certes, mais dans le cas d'une petite société indépendante qui a du mal à obtenir des articles dans la presse par ailleurs, c'est plus regrettable.
Olivier A. Vous aimez cette page ? Partagez-en le lien !
FacebookTwitterLinkedInRedditVous pouvez recopier librement le contenu de cette page ailleurs (en indiquant le lien de cette page), mais sans le modifier ni en faire un usage commercial. Ce contenu est sous licence Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International License.

[homepage] [RSS] [archives]
[contact & legal & cookies] © ACBM