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2005-12-20 00:00
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Dance Dance Revolution, entrez dans la danse !




Phénomène de société en Asie, les jeux de danse séduisent un public de plus en plus large depuis cinq ans. À l’origine, le jeu Dance Dance Revolution de Konami. Des salles d’arcade aux consoles et ordinateurs, du Japon aux États-Unis, personne n’échappe à la déferlante !

En 1998, un jeu de rythme, Beatmania, rencontre un suc­cès phénoménal au Japon. Se jouant avec une platine de DJ, c’est le premier de la longue lignée des Bemani, jeux musicaux signés Konami. Dès septembre, l’éditeur japonais récidive avec l’apparition de Dance Dance Revolution (DDR). L’imposante borne d’arcade est composée de deux plateformes métalliques fléchées (Haut, Bas, Gauche, Droite), de deux barres afin d’éviter au joueur de chuter, un grand écran et deux baffles. Des enchaînements de pas défilent à l’écran de bas en haut sur des airs de Dance Music et de J-Pop (musique pop japonaise). Quand les flèches atteignent le sommet de l’écran, il faut appuyer sur les touches correspondantes avec les pieds, de la façon la plus synchronisée.
Les bornes se répandent dans l’archipel et les files d’attente d’une heure ou plus sont courantes. Les suites s’enchaînent à un rythme frénétique, on compte à ce jour près de vingt bornes DDR différentes. Néanmoins, on retrouve souvent des morceaux communs d’une version à l’autre ! Vu l’ampleur du succès, des clones voient progressivement le jour, mais sans atteindre le dixième de la notoriété de l’original. Parmi les plus connus, citons Pump it Up. N’utilisant que les flèches diagonales et malgré une réalisation plus jolie, le résultat n’est guère probant. Pour anecdote, un PC se trouve dans la borne. Plus récent, EZ 2 Dancer combine les touches au sol (trois uniquement) avec des capteurs pour les mouvements des bras et des mains (à la Dance Freaks, un jeu musical de Konami passé inaperçu), décuplant ainsi les possibilités.



La déferlante touche les consoles
Les adaptations ne tardent pas à voir le jour sur console. C’est la PlayStation qui accueille, en avril 1999, la première adaptation nipponne de DDR. À l’instar des versions Arcade, techniquement, le jeu ne paye pas de mine et le graphisme est carrément désuet. Joué au pad, le jeu ne représente pas le moindre intérêt. Il ne prend sa véritable dimension qu’une fois joué sur un périphérique dédié. Il en existe de nombreux modèles, du luxueux tapis officiel (200 € en import), à la plateforme métallique (environ 150 € sans le port) en passant par les nombreux tapis de constructeurs autres que Konami (dès 15 €) à la qualité inégale. Après une vingtaine d’opus sur PlayStation comprenant les adaptations arcade et quelques inédits sous forme d’add-ons, la franchise effectue ses premiers pas sur PS2 en 2002. Des opus virent également le jour sur Dreamcast et Game Boy. Sur cette dernière, un mini tapis à disposer sur la console permet de jouer au jeu avec deux doigts comme s’il s’agissait de deux pieds. Pas vraiment convaincant, cet accessoire relève plus du gadget !



Une exportation mi-figue mi-raisin
Konami décide d’exporter sa série DDR en occident. Aux USA, quelques bornes d’arcade font timidement leur apparition dans certaines salles d’arcade. L’expansion est d’abord freinée par le prix élevé de la borne (6000 € en neuf) et le caractère typiquement « japonais » du jeu. Des touristes asiatiques font quelques parties et le public est conquis ! C’est en toute logique qu’une version spéciale de DDR (PlayStation) apparaît dans les vitrines des magasins américains en septembre 2000. Cette version avait de quoi ­décevoir en comparaison des opus japonais, beaucoup plus complets au niveau des morceaux de musique proposés, de l’habillage et des modes de jeu. La faible distribution du tapis officiel Konami ne contribue pas à satisfaire les fans de la première heure. La situation s’est depuis améliorée avec la sortie en 2002 d’un inédit sur PlayStation (DDR Konamix) et la sortie du premier opus sur PS2 (DDR Max, soit le 6e de la série). Renommé Dancing Stage en Europe pour d’obscures raisons, il ne s’imposera pas. La distribution s’effectue à dose homéopathique et les titres proposés sont adaptés maladroitement dans le but de coller au public européen. Ainsi le Dancing Stage Euro Mix reprend des titres licenciés Universal (par exemple, [/i]I Will Survive[/i]). De même, aucun tapis officiel n’est vendu ni en bundle avec les versions européennes, ni séparément, un comble ! Pour les réfractaires à l’import, soit vous achetiez un des rares tapis 3rd party (ils ont depuis déserté les étales des magasins), soit vous faisiez l’acquisition du pack Le Livre de la Jungle (aujourd’hui épuisé), comportant un tapis de danse signé Thrustmaster (compatible PlayStation 1 et 2) et le titre Jungle Book Groove Party. Un titre de bonne facture bien qu’enfantin, reprenant les morceaux cultes du dessin animé de Walt Disney. Son gros plus réside dans un mode bataille permettant aux deux joueurs de s’envoyer des « vacheries » ­telles qu’une accélération du défilement, un changement des pas, etc. Dans l’indifférence la plus totale, deux autres versions de Dancing Stage virent le jour : Disney Mix et Party Mix.



Le PC n’est pas en reste
Éditée par Konami Hawaii, une version officielle de Dance Dance Revolution voit le jour sur PC aux États Unis. Malgré des graphismes lissés, 40 morceaux de musique disponibles et un petit prix (25 €), les ventes ne décollent pas. Les clones DDR officieux n’y sont sans doute pas étrangers ! Ces simulateurs se présentent sous la forme d’un programme complet, ou parfois, d’un ­plug-in pour Winamp, le lecteur MP3. Si vous êtes sous Windows, deux références s’imposent : Stepmania et Dance With Intensity. Ces logiciels sont en constante évolution, gèrent les dernières innovations de la série (mode solo, freezes, etc.) et proposent même certains modes inédits. Stepmania permet également de cloner d’autres bornes de danse (EZ2 Dancer, Pump It Up, Para Para Paradise) ! Et si vous tournez sous Linux ou Mac OS X ? PyDDR est fait pour vous !



Ces logiciels étant fournis sans chanson, deux types de fichier sont requis pour jouer. D’un côté, le morceau de musique en MP3 (attention aux problèmes de droit !) et de l’autre, le fichier contenant les enchaînements de pas correspondants (extensions .msd, .dwi ou .bms). À cela s’ajoutent les fichiers facultatifs tels que les images de fonds d’écran, les éléments graphiques servant à l’animation du décor, etc. Grâce aux éditeurs de pas disponibles en téléchargement, de nombreux internautes proposent du contenu musical totalement inédit à la série des DDR ! Si ces programmes sont jouables au clavier, l’idéal demeure l’utilisation d’un tapis. Soit vous dénichez un tapis de danse pour PC (comme celui vendu avec Le Livre de la Jungle), soit vous utilisez un tapis PlayStation par le biais d’un adaptateur PlayStation/PC. Mais attention, tous ne sont pas compatibles avec les clones DDR ! En effet, ils doivent permettre la pression simultanée de deux directions opposées (Haut + Bas, Gauche + Droite). Reportez-vous aux sites suscités pour consulter les listes de compatibilité. Concernant le clonage de Pump It Up, ce titre ayant été vendu officiellement aux États Unis avec son tapis PC dédié, il est possible de l’utiliser pour Stepmania.



Comment expliquer un tel succès ?
Tout d’abord, le jeu est aussi agréable à jouer qu’à regarder. Les attroupements autour des bornes d’arcade sont donc inévitables. DDR a également le mérite de drainer un public très large, et pas uniquement des accrocs du jeu vidéo et des salles d’arcade. D’ailleurs, beaucoup de filles y jouent. Le jeu est également très convivial, chaque borne proposant une seconde plateforme pour le jeu à deux (soit pour élargir la surface de jeu quand on joue seul !). Il est beaucoup moins stressant pour le débutant de faire ses premières armes, avec un ami à ses côtés. Une fois l’apprentissage parfois long des différents morceaux et enchaînements, vient la période des compétitions. De nombreux tournois sont organisés de par le monde. Certains joueurs visent uniquement le score parfait, leur attitude lors d’une partie est alors relativement robotique. Pour d’autres, c’est « tout pour le style », en prenant soin d’intégrer les pas de danse dans des chorégraphies complexes. Certains poussent le bouchon jusqu’à danser dos à l’écran, se déguiser pour interpréter un personnage, voir même à reprendre les mimiques et gestes de certaines stars comme Michael Jackson. DDR, c’est un peu le karaoké du jeu vidéo, on a souvent l’air ridicule, mais qu’est-ce qu’on s’amuse !
Avec un tel investissement physique, les versions de salon voient rapidement apparaître un mode Diet (régime) ou Workout. Ainsi, les calories brûlées lors de vos parties s’affichent à l’écran. Dans cette optique, le prochain titre de Konami dans la série Bemani n’est autre que Aerobics Revolution, un jeu de fitness utilisant un tapis et un système de pas similaire à DDR. Pas vraiment révolutionnaire puisque Bandai avait produit un tapis similaire pour la console NES en… 1987. La boucle est bouclée !
Jay




Pour aller plus loin :
Des vidéos de Dance Dance Revolution
Jouer à un clone de Dance Dance Revolution en Flash
Télécharger la démo de Dance Dance Re­vo­lution

A lire aussi :
Le test de la console Star Academy Party

Article paru dans Le Virus Informatique n°24.




Compatible karaté !
Après les tapis de danse et les maracas, voici le ring pour jeux de baston : le Fighting Arena (Thrustmaster, acheté 110 €) pour PlayStation. Il se présente sous la forme d’un tapis proche de ceux de danse (il est compatible avec les jeux disponibles), mais accompagné de deux barres verticales disposant chacune de trois capteurs infrarouges. Deux rayons l’un au-dessus de l’autre au niveau de vos poings, face à vous, remplaceront les boutons Carré et Triangle. Si vous tendez une jambe sur votre gauche ou votre droite, vous couperez les rayons correspondants aux boutons Croix et Rond. Les touches L, R et de directions se retrouvent sur le tapis. L’installation est très facile. Par contre, le tapis glisse au fur et à mesure des combats et ce ne sont pas les barres, elles aussi très instables, qui vont le maintenir en place. Autre point négatif, le temps de réaction sur les différentes « touches » est beaucoup trop lent, il limite donc les combos et autres rafales de coups que l’on pourrait exécuter. À ce propos, il est important de préciser que les combos réalisés en vrai et à l’écran ne sont pas les mêmes ! Bien qu’épuisant, les combats ne donnent pas, bien sûr, les sensations d’un vrai du fait de l’absence d’impacts.




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