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2005-12-19 00:00
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Le prix scandaleux des jeux vidéo


Le prix des jeux vidéo fait l’objet d’un débat virulent depuis de nombreuses années. Prix du support, de l’emballage, frais de localisation, taxes... Tout cela justifie-t-il des prix jusqu’à deux fois moindres outre-atlantique ?

Un exemple concret ? Prenons un titre d’Atari sur PC, lors de sa sortie dans les bacs : Unreal 2. Prix généralement constaté en France : 55 €. Prix constaté aux États-Unis : 35 € ! Autre exemple, Rayman 3 d’Ubi Soft, proposé chez nous à 40 € en moyenne, contre 18 € dans le pays de l’oncle Sam ! Les consoles portatives ne sont pas épargnées par le phénomène. Par exemple, les récents Pokémon Saphir et Ruby coûtent en France environ 50 €. Les joueurs japonais ne doivent débourser, eux, que 38 € ! Encore mieux lotis, les Américains ne paient qu’environ 30 € par nouveauté. Un écart considérable, qui peut parfois varier du simple au double pour les titres d’éditeurs tiers, tels que Sonic Advance, Harry Potter, etc. La pilule est dure à avaler pour les joueurs. Une conclusion s’impose : il est bien souvent plus avantageux de commander ses jeux aux États-Unis, que d’acheter ses jeux en France (frais de port et taxes comprises !).
Contactés, les différents éditeurs n’ont pas voulu nous répondre, ou alors ont invoqué les arguments classiques. En ce qui concerne les taxes, plus élevées en Europe et particulièrement en France, elles ne peuvent justifier de tels écarts. Le packaging ? Voilà de nombreux mois que nous n’avons le droit qu’à de misérables boîtiers DVD. Les frais de transport, de localisation ? Une bonne blague, comme nous allons le voir avec des exemples concrets. Les marges de la grande distribution (une trentaine de pourcents) ? Cette dernière rejette la responsabilité sur les éditeurs qui fixent les prix dans la plupart des cas.


[14]De gauche à droite : une boite au format polonais, une boite au format français (nous n’avons pas trouvé Heroes of Might and Magic IV) et un boitier DVD.[/14]

Le juste prix
Les éditeurs mènent-ils véritablement une bonne politique, avec des prix aussi élevés ? On peut se permettre d’en douter au vu de l’actualité. Les faillites retentissantes se succèdent au fil des mois. Nintendo, quant à elle, s’est fait condamner par l’Union Européenne à payer une amende de 167,8 M€ pour avoir illégalement fixé ses prix à des niveaux artificiellement élevés entre 1991 et 1998 dans certains pays. Par exemple, les produits de Nintendo en Allemagne étaient 65 % plus chers qu’en Hollande. Il s’agit là de la quatrième amende la plus élevée infligée par la commission européenne, c’est dire la gravité du cas ! La société nippone, bien connue pour ses royalties exorbitantes auprès des éditeurs tiers, a du les revoir à la baisse, il y a quelques semaines de cela, en catimini. Mais cela n’a pas suffit pour donner un coup de boost aux ventes. Les chaînes de magasins anglaises Dixons et Game baissent alors, sans concertation avec Nintendo, les prix des consoles et des logiciels. Résultat : les ventes augmentent de 5000 % ! Un autre exemple ? Take 2, lors de la sortie de ses titres phares de l’année 2002 (GTA 3, etc.) a immédiatement écrasé les prix. Pourtant il s’agissait là de titres assurés de se vendre au prix habituel. Les résultats ne se font pas attendre les ventes explosent, dépassant rapidement la barre des dix millions d’unités écoulées. Le principe appliqué est simple : plus le prix est bas, plus l’on vend... tant que le jeu est bon ! Il n’y a pas d’étude précise à ce sujet, mais on peut faire un parallèle avec une batterie de tests menée par la Fnac au premier semestre 2002 : en baissant de 20 à 40 % les prix de 23 à 160 CD-Audio, le magasin a constaté une hausse des ventes de 578 à 920 % !


[14]1 € = 4,40 zl le jour de ce ticket.[/14]

La Pologne, l’autre pays du petit prix
En Angleterre ou en Allemagne, pays au pouvoir d’achat proche du nôtre, les prix constatés sont généralement du même niveau. Mais nous avons poursuivi notre enquête un peu plus loin vers l’est, jusqu’en... Pologne. Et là, grosse surprise : les jeux sont encore moins chers qu’aux États-Unis ! Nous nous sommes procurés, par exemple, Warcraft 3 quelques jours après sa sortie pour 23 € seulement (oui, vous avez bien lu !). L’astuce ? Il n’y en a pas. Il s’agit bien d’une version originale, achetée dans un supermarché. Le packaging ? Encore plus beau que celui auquel nous avons le droit en France, et bien plus imposant. Il faut savoir qu’en Pologne, les boites de jeux sont 20 à 30 % plus grandes que nos boîtes cartonnées. Impressionnant ! La localisation, paramètre qui fait grimper le prix des jeux selon les éditeurs ? Le jeu était intégralement traduit en polonais, et le marché est pourtant plus petit que le nôtre pour faire des économies d’échelles (sans compter que le français est utilisé dans d’autres pays...). Pour finir, la TVA est de 22 % en Pologne, contre 19,6 % en France ! Bref, tous les arguments tenus par les éditeurs tombent à l’eau. Il ne reste qu’une seule réalité : les prix sont adaptés au pouvoir d’achat des ménages (excepté les États-Unis). Les Français sont « riches » ? Ils continueront à payer le prix fort !
D’aucuns justifient le piratage par ces prix considérés comme ­ excessifs...
Olivier B.

[hr]

Les jeux presque gratuits
Votre budget est très serré ? Qu’à cela ne tienne, vous pourrez vous procurer dans le commerce de nombreux titres pour une poignée d’euros. En effet, la gamme Take 2 Heritage propose quelques-uns des meilleurs jeux de l’éditeur pour la modique somme de 5 € (ou la compilation de cinq jeux pour 15 € seulement !). Au programme : Age of Wonder, Airport inc., Blair Witch Project, GTA 2, Heavy Metal Fakk 2, Hidden and Dangerous, Nocturne, Railroad Tycoon, etc. Inutile de préciser qu’à ce prix-là, l’emballage est de piètre qualité... Dans le même genre, vous pourrez encore trouver la collection Dice Computer Games (Electronic Arts essentiellement) qui propose un nombre impressionnant de grosses licences : Dune 2000, Sim City 3000, The Need for Speed : Road Challenge, Theme Park World, Nox, Command and Conquer : Red Alert... (5 € pièce). Légèrement plus chère, la collection Back to Games de Pointsoft propose un large panel de jeux attractifs (de 5 à 10 €) : Toca 2 Touring Car, Music 2000, Severance, Gangsters, Far Gate, Red Baron 3D, The Rise & Rule Of Ancient Empires, Diablo, Gunman Chronicles, Rayman, etc. Enfin, la société Micro Appli­cation a également vu son catalogue s’élargir : Primitive Wars, America, Casino Tycoon, Earth 2150 : The Moon Project, Economic War, Knights and Merchants : the shattered Kingdom, Pro Pinball Fantastic Journey (7 € pièce).
De nombreux autres éditeurs proposent des collections budget, mais le plus souvent à 15 € le jeu. Une autre piste : les magazines proposent souvent sur leur CD-Rom un, voire plusieurs anciens jeux commerciaux complets.

Les utilitaires aussi
Ce phénomène de prix excessifs n’est pas propre au secteur des jeux vidéo : on constate également des écarts de prix totalement injustifiés dans le domaine des utilitaires. Jugez plutôt : Microsoft commercialise la suite Office XP standard à 340 € aux États-Unis. En France, il vous faudra débourser 600 € ! L’écart concernant la version professionnelle de Windows XP est tout aussi choquant : 190 € contre 450 €. Chez Apple, ce n’est pas beaucoup plus reluisant : son MacOS est vendu à 110 €, contre 166 € chez nous. Norton Antivirus 2004 de Symantec ? 30 € contre 60 € en Europe. Nous pourrions multiplier les exemples... Il est étonnant que les autorités européennes en la matière ne se soient pas encore penchées sur cette question (source : LMI).

Les Anglais se soulèvent
« Video games are a rip off » (en français, « les jeux vidéo sont une arnaque »). Dès le départ de la campagne du site anglais Fair Play, le ton est lancé : « Les nouveaux jeux vidéo coûtent jusqu’à 70 €. Ce ne devrait pas être le cas, et vous vous faites avoir ! », martèlent quelques consommateurs. Ils veulent sensibiliser l’opinion publique et, surtout, organiser une opération coup de poing : « Tout ce que nous vous demandons, c’est de ne plus acheter de jeux dans la première semaine de décembre [2002]. Reportez vos achats ». Ce qui ne devait être au départ qu’une campagne isolée fait rapidement l’effet d’une bombe. Des dizaines de médias anglais (presse papier, télévision, radio, etc.) s’en font écho. Les éditeurs et leurs associations, qui jusqu’alors refusaient tout débat sur le sujet se retrouvent au pied du mur. Les ventes de la chaîne de magasins Game, la plus grande d’Europe, chutent; son action en bourse plonge de plus de 80 %... Du jamais vu ! Le site promet de reconduire cette opération si la situation n’évolue pas. À quand une telle opération en France ? Pour en savoir plus, visitez le site officiel.

Article paru dans Le Virus Informatique n°24.



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